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░░░░░░░░PARTIE SOCIÉTÉ░░░░░░░

  • Regarder autour de soi.

    «L'homme n'existe que par la société et la société ne le forme que pour elle» (Louis de Bonald).

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    Mais si l'homme a des droits ...

    ... il a également des devoirs.

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    Est-il besoin de préciser que si vivre en société c'est vivre parmi les autres, c'est aussi vivre AVEC les autres. Chaque être a sa singularité propre et, qui peut raisonnablement affirmer que sa philosophie de vie est la seule référence estimable ?

    Pour s'en convaincre, imaginons un monde rempli de "soi-même" !

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     «Le devoir, c'est ce qu'on exige des autres» (Alexandre Dumas, fils).

     

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    Le "vivre-ensemble".

    EUX et MOI ...

    En ethnologie, une société désigne un groupe humain organisé et cohérent par le partage d'une culture, de normes et de valeurs communes".

    De nos jours, l'individu est pour ainsi dire race éteinte.

    Société) Trop robot (Gand.png

    Ce que nous avons, c'est le drame du robot.
    L'homme de l'âge de la machine, qui fonctionne comme un rouage (Henry Miller).

    Sommes-nous génétiquement programmés pour vivre seuls ? Sinon, pourrait-on vraiment vivre avec seulement d'autres "soi-même" ?

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    LE PEUPLE.

    «Le mot peuple vient du latin populus désignant l'ensemble des citoyens (universi cives), individus ayant le pouvoir de voter dans la constitution romaine et qui s'oppose au Sénat et, éventuellement, à la plèbe.

    * Ce terme désigne couramment un ensemble d'êtres humains vivant sur le même territoire ou ayant en commun une culture, des mœurs, un système de gouvernement. Ceux-ci forment à un moment donné une communauté partageant majoritairement un sentiment d'appartenance durable, une communauté de destins. Ce sentiment d'appartenance peut venir de l'une au moins de ces caractéristiques : un passé commun, réel ou supposé, un territoire commun, une langue commune, une religion commune ou des valeurs communes».

    En France, on doit faire avec 66 317 994 habitants (chiffres janvier 2015 – "INSEE"). Mais si l'on se considère comme étant un citoyen du monde, c'est un peu plus délicat. Puisqu'il faut composer avec 7 297 440 993 personnes (chiffres de "populationmondiale.com/" au dimanche 03 mai 2015 à 02 h 42 min et 54 s). Déjà que ça n'est pas si simple de co-résider avec seulement 0,9% de la population mondiale, en ce qui concerne la France, difficile d'imaginer pouvoir évoluer au milieu de 7 milliards et quelques de gens en toute sérénité. Il le faudrait, pourtant. On ne peut exiger le respect sans vouloir le dispenser soi-même !

    Les groupes humains. Toujours en ethnologie, «... un groupe humain désigne un ensemble réduit d'êtres humains vivant ensemble, et isolé des sociétés humaines. Le groupe humain se différencie de la société, par la faible présence d'institution au sens sociologique».

    Certes, vivre seulement en petits groupes permet de choisir ceux qui les composent. De s'organiser selon des désirs acceptés par l'ensemble. D'évoluer selon des envies très personnalisées, en s'inspirant du proverbe «On n'est jamais si bien servi que par soi même». Mais pour quelques moments grappillés par ci par là. Car si en des cas bien spécifiques "On a souvent besoin d'un plus petit que soi", on a bien plus souvent besoin d'une société pour réaliser au mieux son existence et pouvoir être plus largement considéré selon ses capacités propres.

    La tribu. «D'un point de vue historique, une tribu consiste en une formation sociale existant avant la formation de l'État. Certaines personnes utilisent ce terme pour faire référence à des peuples ayant des modes de vie non occidentaux ou des sociétés indigènes.

    Certains ethnologues utilisent ce mot pour désigner les sociétés organisées sur la base des liens de parentés, spécialement des familles ayant une même descendance. Dans certains pays comme les États-Unis, ou l'Inde, les tribus sont des peuples indigènes qui ont une reconnaissance légale dans le pays concerné. Les gouvernements des tribus peuvent être un chef de tribu ou une sorte de conseil de tribu, qui représente la tribu et est généralement composé de personnes âgées et sages».

    Vivre en tribu nécessite de posséder un "instinct" de survie transmis de génération en génération et ce, sans interruption. Mis à part celles crées par le mouvement hippie, dont le mouvement est considéré par l'historien de l'anarchisme Ronald Creagh comme la dernière résurgence spectaculaire du socialisme utopique.

    Bien que le happening géant du "Human Be-In" fût considéré comme l'instant de grâce du mouvement, rassemblant des centaines de personnes issues des différentes «tribus» de la contre-culture de l'époque, ce terme de "tribu" me semble avoir été plus que légèrement adapté à des convenances personnelles. Les hippies voulaient se distinguer du reste de la population qu'ils appelaient les «straight» ... mais si beaucoup de hippies se sont "exilés" dans des endroits sauvages, c'était toujours à un jet de pierre de l'une de ces sociétés qu'ils disaient vouloir rejeter. Pas un d'entre eux sur une île bien déserte, n'offrant que des noix de coco et de l'eau de source pour toute nourriture.

    Dans une tribu viable en dehors de tout apport d'une société exécrée, il faut que chacune et chacun la composant ait une spécialité utile à l'ensemble. Pour prospérer sans aide de la société, on a besoin de chasseurs chevronnés ou autres professionnels de l'alimentaire. Si la viande est proscrite des menus et que l'on est adepte du végétarisme, voire du végétalisme, il est important de pouvoir compter sur des cueilleurs suffisamment avertis pour ne pas faire d'erreur dans le choix du végétal. Il faut également quelqu'un sachant s'occuper de l'approvisionnement en eau potable. Confectionner des vêtements ou divers principes actifs pour protéger la peau si l'on veut vivre nu. Des cuisiniers, des fabricants d'outils, des bâtisseurs de huttes et autres chefs capables d'organiser pour éviter toute cacophonie tribale, etc. Ce qui suppose quand même une base de structure sociétale. Plus petite, assurément, mais avec également des règles, des droits et des devoirs.

    La communauté. «Au sens étymologique originel : cum munus. La communauté est un groupe de personnes («cum») qui partagent quelque chose («munus») — un bien, une ressource, ou bien au contraire une obligation, une dette.
    Selon Roberto Esposito : «La communauté n'est pas une propriété, un plein, un territoire à défendre et à isoler de ceux qui n'en font pas partie. Elle est un vide, une dette, un don (tous sens de munus) à l'égard des autres et nous rappelle aussi, en même temps, à notre altérité constitutive d'avec nous‑mêmes».

    La vie en communauté peut poser un problème. Selon moi. J'en parle en connaissance de cause, ayant autrefois intégré des communautés Emmaüs (Abbé Pierre). Alors au début, tout va bien. Sympathie ambiante, tolérance, entraide, écoute, travail permettant de se sentir utile. Mais au bout de quelques temps, les nerfs sont "naturellement" mis à l'épreuve. Suite au quotidien. Les jours passent, se ressemblent et deviennent vite monotones. Même avec quelques menus moments passés en dehors. Dès le réveil, on croise les mêmes communautaires. On se douche, on se rase, on s'habille presqu'en même temps. On prend le petit-déjeuner ensemble, on travaille ensemble, on déjeune ensemble, on retravaille ensemble, on termine la journée de labeur ensemble, on retourne ensemble dans nos espaces de vie, eux mêmes regroupés ensemble. En attendant l'heure du dîner que l'on prend encore et toujours ensemble. Si chacun ne se couche pas à la même heure, il arrive souvent de croiser les mêmes têtes en allant aux toilettes communes au milieu de la nuit. Faute de moyens financiers, on passe les moments de repos ensemble, les dimanches, les jours fériés, les réveillons. On en vient à se ressembler, faute de pouvoir laisser vivre sa personnalité. On en arrive même à se demander si la politesse doit continuer à être de mise. Dire bonjour et bonsoir à ceux que l'on a cessé de côtoyer toute la journée d'hier, que l'on va de nouveau côtoyer tout au long de la journée présente ainsi que durant celle du lendemain, devient vite accessoire. Alors comment s'étonner de ces sautes d'humeur éclatant brusquement et que l'on sanctionne par un renvoi de la communauté. Avec la mention : Inapte au "Vivre ensemble !"

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    ... MOI et EUX.

    LA SOCIÉTÉ.

    «Association d'individus qui constitue le milieu où chacun s'intègre. Toute espèce vivante est plus ou moins sociale ; mais tandis que les sociétés animales sont naturelles et gouvernées par l'instinct, les sociétés humaines, organisées selon des institutions mobiles, véhiculent une culture (devoir-de-philosophie.com/)».

    Vivre en société est sans doute plus difficile. Mais au moins, on peut y évoluer en étant soi-même. Cette structure sociale offre des avantages non négligeables et des droits. Mais elle exige également des devoirs. Malheureusement, de nos jours, le communautarisme a tendance à s'imposer en vertu de concepts plus ou moins philosophiques et à engendrer l'individualisme.

    «Employé dans un sens plutôt péjoratif, le terme communautarisme désigne une forme d'ethnocentrisme ou de sociocentrisme qui donne à la communauté (ethnique, religieuse, culturelle, sociale, politique, mystique, sportive...) une valeur plus importante qu'à l'individu, avec une tendance au repli sur soi. Ce repli "identitaire", "culturel" ou "communautaire" s'accompagne d'une prétention à contrôler les opinions et les comportements des membres de la communauté contraints à une obligation d'appartenance».

    Ce qui peut donner des sociétés parcellaires, amalgamées à l'intérieur de frontières entourant la société originale. Constituées non pas de millions d'individus partageant avec plus ou moins de bonheur une même conception de leur avenir mais d'un ensemble de communautés (avec leurs propres lois, leur propre vision, leur propre opinion culturelle, raciale, religieuse, sociale, leur propres idées sur l'orientation sexuelle à privilégier, etc.) et vivant en plus ou moins bonne intelligence.

    Cependant, ceux qui veulent défendre ce communautarisme à tout prix, peuvent très difficilement trouver un petit coin dans le monde où ils pourraient vivre selon leurs seuls principes. Pas même espérer pouvoir exister tel qu'ils le conçoivent. Comme de moins en moins de ces peuples vivants en autarcie. Dans des régions de plus en plus reculées et tôt ou tard rattrapés par la réalité. Une factualité englobée par les tentacules du "progrès".

    Vivre en plus petit nombre.

    Le couple.«Deux personnes liées par un sentiment, un intérêt commun».

    Même en ayant fait le choix de vivre en société, on peut malgré se bâtir une petite intimité personnelle. Laquelle permet de s'isoler de la foule de temps à autre, afin de respirer plus librement et partager des "choses" rien qu'entre soi et la personne de son choix. Ce qui n'empêche pas de fréquenter d'autres couples, voire même d'autres célibataires et créer une petite intimité un peu plus large.

    ⇒ Sinon, on peut n'être attiré que par la solitude.
    Volontaire ou non.

    L'ermite.«L'ermite ou l'anachorète est une personne qui a fait le choix d'une vie spirituelle dans la solitude et le recueillement. L'ermite partage le plus souvent sa vie entre la prière, la méditation, l'ascèse et le travail.
    Dans l'isolement volontaire, il est à la recherche ou à l'écoute de vérités supérieures ou de principes essentiels. L'expérience érémitique, dans sa composante spirituelle, s'approche souvent du mysticisme».

    Ah, l'ermite ! Quoique que l'on en pense, ça n'est pas vraiment une preuve de sociabilité. Ceci dit, toujours selon moi et parce que j'ai vécu l'expérience. Mais sans mysticité aucune. Ni même d'intention anarchiste ou autre du genre. Juste l'envie d'être seul, entouré de nature et sans personne pour me diriger ou pour me sermonner. Quant à la raison profonde de ce choix, je m'en expliquerai plus tard dans mon journal intime. Donc, l'ermite. La question que je me suis posée après cette expérience, est de savoir à quoi peut bien servir de vivre seul. A l'écart des autres. Tout en ressentant l'éventuelle utilité que l'on peut avoir au milieu de tous ces êtres vivants qui nous entourent. Même les vaches, qui regardent passer les trains sans se soucier de qui ou quoi est à l'intérieur, ont une utilité incontestable. Alors, attention ! La volonté de l'ermite pourrait s'apparenter à celle de l'homme qui pense être le seul à être légitimement vivant. Ce qui tendrait vers la mégalomanie. Une mégalomanie plus cérébrale que matérielle, mais pas plus louable.

    ⇒ Solitude volontaire : Danger !

    Le sociopathe.«En psychologie, c'est un trouble de la personnalité souvent caractérisé par une tendance générale à l'indifférence vis-à-vis des normes sociales et aux codes culturels ainsi qu'aux émotions et aux droits des autres, et par un comportement impulsif».La psychopathie et la sociopathie sont considérées comme deux manifestations différentes du trouble de la personnalité antisociale.

    A vouloir se replier sur soi-même, en prônant la liberté totale et individuelle en n'écoutant que les lois dictées par son petit doigt, peut conduire à des comportements incontrôlés et dangereux.

    ⇒ Un peu moins grave : l'individualiste.

    L'antisocial.«Contraire à l'ordre de la société. Contraire au progrès social».

    Faire supporter la faute aux autres. Dans une certaine mesure, un genre d'autonomie forcenée se donnant le droit de profiter du travail d'autrui sans dire merci. Parfois même, en ironisant sur son existence dépendant de la société. En adoptant ce choix, on risque d'en arriver à se détester soi-même. En prenant conscience que l'on est malgré tout obligé d'être entouré par les "autres" … même sans vouloir vivre avec.

    Celui qui n'a pas demandé à venir au monde.

    L'asocial.«Personne qui n'est pas adaptée à la vie sociale».

    Il existe d'autres cas désespérés. Des personnes qui voudraient bien pouvoir vivre seules jusqu'au bout et lesquelles, pour tenter d'y parvenir, s'entraînent à longueur de journées avec des jeux de sociétés non interactifs. Comme le solitaire, les jeux de patience, le puzzle, les mots croisés, etc. Mais ce choix de vie, ne peut se révéler qu'au moment où l'on découvre leurs restes quelques années après leur décès.

    (Source principale : Wikipédia).

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    Ce qui nous ramène à la question première :

    Sommes-nous génétiquement programmés pour vivre seul ?

    Mon voisin est mort seul, morte seule chez elle depuis deux ans, retrouvé mort seul à son domicile, elle est morte seule ... Tant ou plutôt, bien trop d'autres cas de ce genre et si l'on peut enfin se rendre compte de cette réalité, c'est un peu grâce à la diffusion de ces infos par le biais d'internet :

    «A Poissy (Yvelines), un homme de 62 ans, célibataire sans enfant, est retrouvé chez lui deux ans après sa mort».

    «Une retraitée retrouvée morte dans son appartement à Toulouse trois ans après son décès».

    «Le cadavre d'un homme né en 1931 a été retrouvé samedi dans son logement à Strasbourg près de trois ans après sa mort».

    «Un homme de 70 ans a été retrouvé mort dans un petit immeuble du centre-ville d'Asnières trois ans après son décès».

    Plus grave encore ...

    «Dans le Vieux Lille, le squelette d'un homme a été découvert allongé sur un lit, 15 ans après sa mort».

    ... de plus en plus terrible ...

    «Un Espagnol qui aurait eut 73 ans en juin 2012, jour de sa découverte, a été retrouvé près de 20 ans après sa mort».

    ... mort à 53 ans. Au beau milieu d'une société. De quoi se poser un grand nombre de questions ...

    «Un homme, décédé seul chez lui depuis plusieurs jours, a été partiellement dévoré par son chien, à Quillan dans l'Aude (leparisien.fr/)» ... là, ça se passe de commentaire.

    Une macabre découverte a été faite samedi rue Pasteur. L'homme était décédé depuis plusieurs semaines.

    «Un drame de la solitude. "Savoir que l'on peut mourir seul comme ça, chez soi, et que personne ne s'inquiète, est quelque-chose de dramatique (.sudouest.fr/ Publié le 05/04/2016)».

    Etc. etc. etc.....

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     Chaque individu est différent …

    ... et chaque différence se réfère à son propre jugement.

    Evoluer au cœur d'une société donne des droits. Mais implique également des devoirs. Cependant, vivre en harmonie au sein de la société ne signifie pas évoluer dans une totale uniformité. Aussi bien au niveau de l'apparence, de la pensée, qu'au niveau de l'appréciation de ce qui nous entoure.

    * La définition du dictionnaire précise que l'harmonie est le résultat d'ensemble engendré par le bon équilibre de différentes parties.

    Pour moi, dans cette explication, résonnent les mots de tolérance envers l'autre, d'acceptation de son prochain. Avec ses différences, avec ses faiblesses, avec sa propre conception de sa propre vie. Chacun peut exister au sein d'une société comme il l'entend. Si cela ne nuit pas aux libertés essentielles de chaque autre.

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    Ce petit "à propos", pour expliquer la retranscription des mes opinions sur tel ou tel fait de société. Sans pour autant affirmer que je puisse avoir raison, ni même vouloir imposer ma façon de penser. Mais juste pour exposer l'une des nombreuses manières de voir les choses. J'explique simplement ce que je perçois. Par rapport à mon vécu passé et à celui de mon présent. Chaque individu a sa façon de penser, de ressentir les choses. Cela, conditionné par l'éducation reçue, par les différents environnements dans lesquels il a évolué tout au long de sa vie. Par les conditions de vie de son présent … et heureusement. Car ce sont ces différences dans le ressenti qui permettent d'évoluer et de ne pas stagner dans un seul raisonnement. Dans un entendement standardisé, banal, plat, indivis. Dans une seule conscience universelle.

    * On sait trop ce que "la pensée unique" peut avoir comme conséquences désastreuses !

     

    PtK