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Entre les pages du temps - Page 5

  • 14 juillet.

    La grande avenue,

    Désespérément vide de ce que l'on attendait de voir,

    Etait pleine sur chacun de ses flancs

    De ceux qui attendaient de voir cette avenue se remplir.

     

    Ils étaient tous là,

    Depuis bien avant les autres,

    Qui attendaient depuis plus longtemps que les uns,

    Tous déjà prêts à claquer des mains au pas cadencé.

     

    Ils étaient tous présents,

    Les anciens combattants,

    Les nouveaux,

    Les prochains

    Et même les non-combattants.

     

    Ils étaient tous venus,

    Ceux qui aimaient les militaires sans la guerre,

    Ceux qui aimaient la guerre sans la faire,

    Ceux qui aimaient la faire sans être militaire

    Ceux qui aimaient faire semblant d'être contre la guerre.

     

    Ils voulaient tous regarder,

    Ceux qui aimaient la paix en uniforme,

    Ceux qui aimaient l'armée en fête,

    Ceux qui aimaient les guerriers pour de rire,

    Ceux qui aimaient prendre les armes pour des lanternes.

     

    Et le temps passait,

    Avec de plus en plus de mal à faire passer le temps.

     

    Au milieu des rangs volontaires en uniforme civil,

    La longue piste bétonnée d'une impatience armée,

    Grouillait d'organisateurs désarmés de patience.

    Mais, déserté par les involontaires obligés de défiler,

    Elle semblait toujours aussi vide d'intérêt,

    Toujours aussi tendue d'espoir national en bandoulière.

     

    Puis les officiels sont passés d'un air martial,

    Sous les applaudissements de quelques connaisseurs,

    Reconnaissant d'avoir eu la chance

    De les reconnaître sans avoir à les regarder à la télé.

     

    Et de nouveau le silence,

    On entendait même voler le délire contenu de la foule,

    Comme celui d'une armée de mouches

    Autour d'un troupeau agacé par leur défilé incessant.

     

    Soudain,

    Le sifflet d'un oiseau a murmuré dans le lointain,

    Bientôt accompagné d'un clairon impérieux,

    Puis martelé par des rangers impeccablement cirées,

    Enfin soutenu par un roulement de tambour libérateur.

    Ils arrivaient !

    Ils étaient là.

     

    Ils étaient vraiment tous là.

    Tous les enfants des anciens combattants

    Et tous ceux des nouveaux,

    Même les pères des prochains …

    Auxquels on voudrait bien faire croire,

    Que l'on peut faire la guerre comme on fait un enfant.

     

     

    PtK

     

    Annexe.

    - La fête nationale française ou Quatorze Juillet est la fête nationale de la France, qui a lieu chaque 14 juillet depuis 1880. Elle commémore la fête de la Fédération en 1790, qui marqua elle-même le premier anniversaire de la prise de la Bastille et la fin de la monarchie absolue. C'est un jour férié, chômé et payé.

    - Le 14 Juillet donne lieu à un défilé des troupes sur les Champs-Élysées, à des défilés ou des cérémonies militaires dans la plupart des communes, et à des feux d'artifices. (Bien qu'en général ces feux d'artifices aient lieu dans la nuit du 14 au 15 Juillet, ils peuvent parfois être vus durant le soir du 13 au 14).

    Instauration comme fête nationale. Le 21 mai 1880, le député Benjamin Raspail dépose la loi faisant du 14 juillet la fête nationale annuelle en commémoration du 14 juillet 1790, (fête de la Fédération). Le 14 juillet 1789 (prise de la Bastille) ayant été une journée jugée sanglante, c’est la Fête de la fédération qui emporta les suffrages. C'est finalement le 14 juillet 1790 seul qui est commémoré.

    - La loi, signée par 64 députés, est adoptée par l'Assemblée le 8 juin et par le Sénat le 29 juin. Elle est promulguée le 6 juillet 1880.

    - La lecture du rapport de séance du Sénat du 29 juin 1880 établissant cette fête nationale éclaire le débat sous-jacent portant sur laquelle de ces deux dates est commémorée le 14 juillet :

    - M. le rapporteur (Henri Martin) : - « Il y a eu ensuite, au 14 juillet 1789, il y a eu du sang versé, quelques actes déplorables ; mais, hélas ! Dans tous les grands événements de l’histoire, les progrès ont été jusqu’ici achetés par bien des douleurs, par bien du sang. Espérons qu’il n’en sera plus ainsi dans l’avenir (« très bien » à gauche, interruptions à droite).

    - À droite. - Oui, espérons !

    - M. Hervé de Saisy. - Nous n’en sommes pas bien sûrs !

    - M. le rapporteur. - Nous avons le droit de l’espérer. Mais n’oubliez pas que, derrière ce 14 juillet, où la victoire de l’ère nouvelle sur l’ancien régime fut achetée par une lutte armée, n’oubliez pas qu’après la journée du 14 juillet 1789 il y a eu la journée du 14 juillet 1790 (« très-bien ! » à gauche). Cette journée-là, vous ne lui reprocherez pas d’avoir versé une goutte de sang, d’avoir jeté la division à un degré quelconque dans le pays, Elle a été la consécration de l’unité de la France. Oui, elle a consacré ce que l’ancienne royauté avait préparé. L’ancienne royauté avait fait pour ainsi dire le corps de la France, et nous ne l’avons pas oublié ; la Révolution, ce jour-là, le 14 juillet 1790, a fait, je ne veux pas dire l’âme de la France – personne que Dieu n’a fait l’âme de la France – mais la Révolution a donné à la France conscience d’elle-même (« très-bien ! » sur les mêmes bancs) ; elle a révélé à elle-même l’âme de la France »

    Les fêtes nationales et les autres fêtes organisées par les régimes avant 1880.

    - Le 14 juillet 1790 a lieu la Fête de la fédération. C'est l'une des nombreuses fêtes révolutionnaires.

    - La « fête de la fondation de la République » est célébrée le 1er vendémiaire de chaque année, de 1793 jusqu'en 1803. On cesse alors de célébrer la Saint-Louis en l'honneur du roi.

    - Le décret du 19 février 1806 institue la Saint-Napoléon :

    - En 1849 une fête nationale est célébrée le 4 mai, jour anniversaire de la proclamation ou ratification de la République par l'Assemblée nationale constituante.

    - À partir de 1852, Napoléon III restaure la Saint-Napoléon.

    - En 1878 une fête nationale a lieu le 30 juin, pendant l'Exposition universelle de 1878. Elle est immortalisée par plusieurs toiles de Claude Monet (wikipédia).