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Entre les pages du temps - Page 4

  • Les origines - (4ème ép.) -

    Racines.

    Tout au long des pages de ce récit on pourra soupçonner des inexactitudes, des confusions. Voire même, pour certains "spécialistes", noter quelques anachronismes. Hé bien toutes ces "erreurs" sont et seront (in)volontaires ! Je relate d'après ce que m'a transmis ma famille en tant que "vérité" et dont j'ai dû me contenter. Alors, me direz-vous, pourquoi ne pas rectifier aujourd'hui ? Ayant sûrement un peu plus de renseignements et de recul, afin de pouvoir à peu près discerner le moins faux de l'inexact ?

    – Tout d'abord, parce que ce n'est pas un roman à commercialiser. Ensuite, parce que j'ai construit mon existence en rapport avec ces espèces de révélations. Des vérités que je devais me tenir pour dites … et la boucler. Car chez moi, les gosses n'avaient aucun droit à la parole. Non seulement la bouche pleine, mais également après avoir dégluti. Donc, si je relatais ma vie en parallèle avec des "exactitudes" rectifiées aujourd'hui, beaucoup de mes comportements paraîtraient incompréhensibles. Voilà. C'est ainsi. C'est ma vie ! Telle que je me souviens l'avoir vécue et telle qu'on me l'a susurrée aux âges où je ne pensais qu'à mes biberons journaliers.

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    Mes grands-parents.

    Pour en revenir à ces "erreurs" retransmises de père en moi-même et assénées de mère en moi itou, il faut dire que du côté "inexactitudes & autres" j'ai copieusement été servi. Même de lourds secrets de famille se sont collé pardessus. Comme si cela ne suffisait pas que l'on ne me dise rien il fallait en plus, paradoxe, que je ne me doute de rien.

    - Vers mille neuf cent et quelques je dirai ... (Pour ceux qui aiment la précision ça doit se situer entre probablement 1939 (époque de la vague d'émigration que l'on a appelée exil ou exode républicain) et sûrement 1946 (date de fécondation de ma sœur aînée … en France), ma grand-mère maternelle Maria Candela-Branco se réfugie dans l'hexagone et demande l'asile politique. Asile qui lui est accordé. Issue de famille d'agriculteurs, me semble t-il, Mémé Maria est veuve. Elle a perdu son mari fusillé par "… ? …" et son premier enfant, son fils Claudio, également fusillé par "… ? …".

    Par qui, nul ne le sait. A part la mémé bien sûr et ma mère. Ces deux là partageaient, seules, de lourds secrets de famille dont j'ai parlé plus haut et jamais personne n'a pu les percer à jour. Pas même les enfants de mémé. Je veux parler des frères et sœurs de ma mère.

    Avant "d'émigrer", la famille maternelle comptait six enfants. Il y avait donc eu Claudio, le fils fusillé par "… ? …" et ex aîné de la troupe. Restait Emilia, ma mère, le coffre-fort préféré de la biographie familiale de ma mémé. Puis ma tata Julia, mon tonton Louis, ma tatie Loli et Théophile, le petit dernier. Celui qui va devenir mon parrain, mon tonton, tontaine et tonton. Pour ma mère, je suis sûr qu'elle est devenu l'aînée de cette petite troupe et le bras droit de sa mère, la matriarche incontestée. Mais pour les autres, je les cite dans un ordre très aléatoire. Pour tous renseignements complémentaires, il vaudrait mieux tenter d'aller  voir ailleurs si mémé Maria y est encore.

    Du côté de mon père, la lumière n'est pas plus aveuglante. Non pas qu'il y ait quelque secret que ce soit, mais parce que ce sont des taiseux. C'est une famille de paysans qui ne se préoccupent que de la terre, de ce qui peut en sortir pour manger et de rien d'autre. Ils ne cherchent pas à connaître qui que ce soit, ni quoi que ce soit et se contentent seulement d'être un peu vivant. Ils savent que l'on doit travailler pour manger, manger et boire pour vivre. Que pour le boire et le manger il faut de l'argent et que pour avoir de l'argent il faut travailler. C.Q.F.D.

    Bien entendu, ces deux aïeuls élevés à la mode de l'époque ont pu glaner quelques petites connaissances utiles pour réussir la vie en couple. Comme la position du missionnaire avec la procréation inopinée en bandoulière, comment descendre un litre de rouge bien épais, comment siroter sa soupe sans paille pour bien nourrir ses moustaches ou comment corriger un sale gosse quand on ne sait pas quoi lui dire. Un point, c'est tout !

    La famille paternelle, me semble-t-il encore une fois, est composée de cinq membres. La mère et la fille que je n'ai jamais vu (pas même en photo) et dont j'ai très peu entendu parler. Parce que c'était aussi une famille de machos et seuls les hommes avaient de l'importance. Alors du côté masculin il y avait le père (prénom inconnu), mon père Tomas (sans "h") et le frère Antonio (avec un "a" majuscule). Lequel s'est établi à Bordeaux et que mon père n'a pas tardé à rejoindre. Seuls le patriarche et sa "femelle", comme il la considérait, sont restés accrochés à leurs Basques montagnes. S'ils sont encore en vie. Ce qui m'étonnerait, car ils seraient approximativement âgés de 120 ans ou plus.

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    Déjà, on peut se rendre compte que ce que connais sur les "miens" peut aisément tenir sur un post-it et pourtant, j'ai vécu pas mal de temps avec eux. C'est la raison pour laquelle, n'ayant aucune référence vraiment fiable ni aucun repère vraiment sérieux, j'ai décidé de me construire tout seul. A l'aide de réalités empilées au jour le jour et cela dès mon plus jeune âge. D'ailleurs, cela n'ennuyait nullement mes parents. Lesquels se fichaient bien de ce que je pensais. Du moment que je sois à l'heure pour le repas et continuellement disponible pour participer aux différentes obligations ménagères.

     

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    Les sources familiales.

    Mes racines restent encore pas mal en friche dans ma tête. Possible que mes origines Celtes (peuple aux origines encore très mystérieuses) puissent très bien ne pas expliquer le vrai pourquoi de ma présence. Avec raison. Parce qu'à l'instar d'Obélix, je suis tombé dans le chaudron des mystères familiaux bien avant d'avoir appris à pédaler dans la semoule ...

    ... oh, pardon ! Dans la paella, devrais-je dire.

    Les celtes ?

    Hallstatt (entre 900 et 480 av. J.C.).

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    La GALATIE est une région historique d'Anatolie (autour de l'actuelle Ankara), dont le nom vient d'un peuple celte (les Galates) qui y a migré dans l'Antiquité, aux alentours de 279 av. J.-C.

    A la suite d’influences exercées par les Grecs et les Etrusques à l’occasion des relations commerciales, une civilisation celtique s’implante dans la zone géographique située approximativement entre le bassin rhénan, la Bavière et le Danube.

    Les témoignages archéologiques trouvés dans cette zone présentent une certaine unité et permettent de la considérer aujourd’hui comme étant le berceau des Celtes. Hallstatt, du nom d’une bourgade autrichienne où fut découverte une nécropole de plus de mille sépultures, représente la plus ancienne datation fiable.

    Pour les puristes, les régions celtiques (20 millions d'habitants) se caractérisent par une langue celte et se limitent à l'Ecosse, l'Irlande, le pays de Galles, la Cornouaille, l'île de Man et la Bretagne. Sous l'impulsion de l'Interceltique de Lorient, on y ajoute aujourd'hui la Galice et les Asturies.

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    Le couffin de ma mère !

    Les Asturies, peuple Celte. Le terme Asturias provient du nom de ses peuples antiques, les Astures, habitants primitifs des bords de la rivière Astura (aujourd’hui appelée Esla) jusqu’à la domination romaine. Le nom “Astures” n’englobait pas seulement les peuples du plateau (les Cisalpins), mais aussi ceux du Nord (les Transalpins).

    “Astura”, qui antérieurement se disait “Estura” ou “Estula”, vient de la racine celte “-stour”, qui signifie “rivière”. Ce même toponyme apparaît en Bretagne où Pline parle de la rivière “Stur”. Il existe aujourd’hui trois rivières au nom de “Stour” à Kent, Suffolk et Dorset. A l’embouchure de l’Elbe se trouve une autre rivière, “Stör”, autrefois appelée “Sturia”. Dans le Piémont se situait le peuple celte des “Esturi” ainsi qu’un fleuve, le “Stura”. La même racine perdure encore en gaélique et en breton dans les mots “ster” et “stour” qui signifient “rivière”, “fleuve”.

    (Source : wikipédia).

    Le berceau de mon père !

    Les Basques, cousins des Celtes. La génétique vient au secours d'un des mystères de l'Histoire. Les Basques, ce peuple à cheval entre la France et l'Espagne et dont la langue si différente de toutes les autres langues européennes rend leurs origines si mystérieuses, sont liés aux Celtes. Comme le révèle une analyse génétique.

    Les Celtes sont les plus anciens habitants connus de l'Europe. Ce sont eux qui, sous différents noms (dont les Gaulois) occupaient le territoire il y a des milliers d'années. Avant les invasions du Ve siècle (Germains, Francs et autres Vandales). Aujourd'hui, leurs descendants sont essentiellement regroupés en Bretagne, au Pays de Galles et en Irlande.

    Or, les Gallois et les Celtes irlandais sont des cousins génétiques des Basques, vient de révéler une équipe dirigée par David Goldstein du Collège universitaire de Londres. Une révélation qui, en fait, confirme une intuition souvent bien présente chez les historiens. L'étude s'est penchée sur le chromosome "Y" transmis de père en fils et curieusement, cette étude avait d'abord commencé en comparant le bagage génétique de ces populations celtes et des populations norvégiennes actuelles dans le but de mieux mesurer l'héritage viking laissé dans les îles britanniques.

    L'analyse ayant permis de voir que ce bagage génétique Celte montrait peu de variations, il fut alors décidé qu'il serait relativement facile de leur trouver des cousins et les Basques se sont rapidement retrouvés en tête de liste. "Pour ce qui est du chromosome "Y", résume David Goldstein, les populations Celtes se révèlent statistiquement difficiles à distinguer des Basques. Nous en concluons que ces deux populations reflètent l'Europe d'avant l'agriculture".

    (Source : sciencepresse)

     

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    Mon pedigree.

    Encore un mot au sujet des origines des origines familiales. Il faut savoir que gamin, je n'avais aucun moyen de soutirer des renseignements à mes parents. Donc, j'ai fait avec ce que j'avais. C'est-à-dire quasiment rien. Bien sûr, par la suite, j'ai tenté des recherches personnelles plus approfondies et surtout en catimini. Seulement, le peu de "références" en ma possession et le fait de devoir m'adresser aux autorités espagnoles, a considérablement saboté mes espoirs. La langue n'était pas une barrière car je suis bilingue.

    (Ceci, dès mes premiers areuh areuh français ou ajoh ajoh en espagnol, pour tenter de faire plaisir à mon père qui ne comprenait pas encore très bien le français).

    Mais dans ce pays transpyrénéen, l'administration avait un mode de fonctionnement bien différent de la France.

    Recherches : l'état-civil espagnol.

    En Espagne, ce genre de renseignements est transmis au bon vouloir de chacun. L'état civil a été créé officiellement en Espagne par la loi du 17 juillet 1870. Il existe, dans les grandes villes, plusieurs bureaux d'état-civil. Il n'est donc pas évident de trouver le bon. A la différence de l'état-civil français, on ne trouve pas d'actes de mariages. Pour cela, il faut "fouiller" dans les actes religieux. Certains actes sont par contre plus complets qu'en France. Ainsi il n'est pas rare de trouver dans certains actes de baptême, des informations sur les 4 grands-parents du nouveau-né.

    Si l'acte recherché est postérieur à 1870, on peut s'adresser au "Registro Civil". En précisant bien le nom, prénom, date précise, lieu précis, noms et prénoms des parents … pour obtenir un acte officiel d'Etat Civil.

    Si l'acte recherché est antérieur à 1870, il faut rechercher les actes enregistrés dans les registres paroissiaux de la paroisse concernée. Ainsi donc, l'une des premières difficultés de ces recherches, consiste à identifier le bon "Registro Civil" ou la bonne paroisse pour obtenir l'acte qui vous intéresse !

    Dans tous les cas, il est indispensable de préciser avec exactitude les noms, prénoms, dates et lieux de naissance des ancêtres. Ce qui posait un sérieux problème. Mais la difficulté ne s'arrêtait pas là. Par comble de malchance, quantité d'églises et de bureaux d'état-civil du coin ont été incendiés lors de la guerre civile et avec eux, toutes leurs archives (Forum de la Généalogie en Espagne). En France, les recherches auraient été plus aisées. Seulement voilà. J'étais né au mauvais moment, au mauvais endroit et issu de parents nés dans le mauvais pays !

    Histoire de l'état civil en France.

    L'histoire de l'état civil en France trouve ses racines dans les pratiques de l'Église catholique, bien que celui-ci n'ait été véritablement institué qu'avec le décret du 20 septembre 1792. En France, mais aussi dans la plupart des pays de l'Europe de l'Ouest, l'autorité religieuse a très tôt souhaité répertorier les individus ayant reçu le baptême ou enterrés dans la religion. L’état civil sert aussi de preuve dans les procès, raison pour laquelle les différents gouvernants l’ont rendu obligatoire puis ont progressivement accru les mentions portées à l’état civil.

    Le plus vieux registre conservé est celui de Givry, en Saône-et-Loire, puisqu'il remonte jusqu'à l'année 1303. En 1406 c'est l'évêque de Nantes, Henri le Barbu, qui s'intéresse à l'état civil. Suivi dans le courant du XVe siècle par ses confrères de Saint-Brieuc en 1421 et de Dol-de-Bretagne en 1446.

    Mais l'acte officiel instituant la tenue obligatoire de registres des baptêmes et des sépultures date de 1539. C'est la fameuse ordonnance de Villers-Cotterêts signée par le roi François Ier de France. Ordonnance par ailleurs célèbre par l'obligation faite d'utiliser le français dans tous les actes officiels. Seuls quatre articles de cette ordonnance sont consacrés à l'«état civil».

    Les registres de mariages ne sont créés qu'à partir de 1579 conformément à l'ordonnance de Blois. C'est en avril 1667, dans l'«ordonnance touchant réformation de la justice» (aussi dite «ordonnance de Saint-Germain-en-Laye») que la tenue des registres en double est en principe rendue obligatoire, réduisant fortement la perte totale des informations pour cause de troubles, guerres, incendie ou dégradations par les rongeurs. L'un des exemplaires, dit «grosse» devra être conservé par le greffe du bailliage tandis que l'autre, la «minute», après avoir été paraphé, retournera entre les mains du curé desservant la paroisse (wikipédia).

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    Voilà ce que je peux dire sur les miens et les familles de ma famille. Il me reste encore à parler des mes cousins et cousines mais là encore, je n'ai que de très, très, très … vagues souvenirs. On pourrait, à juste titre s'étonner de mes lacunes. Je tiens à préciser que n'étant pas vraiment le bienvenu dans ces différentes familles, je n'ai jamais eu le loisir de demander des renseignements aux intéressés eux-mêmes. Comme je l'évoquais, chacun chez soi et les affaires de familles seront bien gardées.

     

    PtK