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Le bastion maternel - (5ème ép.) -

Le royaume matriarcal : BERGERAC !

La ville trouve son origine dans l’existence d’un château, construit à la fin du XIème siècle en bord de Dordogne, qui attire une population jusqu’alors dispersée dans la plaine. Je ne sais pourquoi la famille maternelle s'est installée en Dordogne et plus précisément à Bergerac. Depuis, depuis … on dira depuis pas mal de temps. Etant donné que sur ce point là, on a également tenu à ne pas trop préciser.

Comme je l'ai déjà expliqué, dans la famille Candela-Branco on a tout d'abord mémé Maria & son alter ego qui deviendra ma mère. Vient ensuite la fille Julia, le fils Louis, l'autre fille Loli, et Théophile. Le petit dernier (en principe). A part ma mère, ils resteront là-bas toute leur vie. Ma mémé a continué un moment à faire des ménages à droite et à gauche pour subsister. Par la suite, Julia a épousé un salon de coiffure avec son propriétaire et, pour finir d'esquisser le tableau féminin, Loli s'est marié avec un peintre. Mais seulement en bâtiment. Quant à Louis, il est devenu chauffeur-routier et Théophile maçon-carreleur.

S'agissant de ma mère, on sait déjà qu'elle travaille à Bordeaux (à environ deux journées de cheval de là). Elle est logée, nourrie, habillée comme tous les employés de maison de l'époque. Mais elle seule. Sans sa fille. Celle qui deviendra l'aînée, comme l'était notre maman au sein de sa famille propre. Celle qui est née emmaillotée dans un lourd secret et momentanément hébergée, biberonnée, langée par la mémé pour la circonstance.

C'est en juin 1946, soit 2 ans, 6 mois et 13 jours (encore un 13) avant moi, qu'est arrivée Marie‑Josée. Ma sœur ainée. Laquelle est en fait ma demi-sœur. Vous, vous le savez déjà. Mais à l'instant réel de cet épisode, elle et moi ne l'apprendrons que beaucoup plus tard. Juste au moment de son mariage. Quand mon géniteur le lui a jeté à la figure. Ne sachant quoi répondre d'autre aux reproches que lui faisait cette grande sœur au sujet de son enfance et de son adolescence malmenée. Voire même brutalisée et le mot n'est pas trop fort.

Puis, cette demi-paternité fut confirmée par la suite. Grâce à l'administration française qui tenait déjà ses registres d'état-civil à jour depuis fort longtemps. Même pour les émigré(e)s & Co !

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Au cœur du 44° 51′ 07″ Nord - 0° 28′ 59″ Est.

Pourquoi vais- je m'appesantir un peu plus sur Bergerac ? Plutôt que sur Bordeaux qui est pourtant mon lieu de naissance ?

Tout d'abord parce que j'ai quitté Bordeaux vers l'âge de trois et que je ne me souviens pas y être retourné avant ma majorité. Je n'ai pas même le souvenir d'être allé en visite chez l'Antonio. Mon oncle paternel qui, tout comme cela a été dit pour l'installation de l'autre pendant de ma famille à Bergerac, réside dans cette ville traversée par la Garonne Depuis, depuis … on dira depuis pas mal d'années. Etant donné que sur ce point là on n'en a jamais parlé. Comme à l'habitude. D'ailleurs, je ne sais de la famille propre du frère de mon père, que son mariage avec une femme dont le nom m'échappe et laquelle a mis au monde 2 enfants ... ou plus. Dont les prénoms m'échappent également. Allez donc savoir ! Avec un mutisme familial aussi bien maîtrisé.

Je n'ai qu'une image très floue de ce tonton paternel. Lequel, à l'instar du "père" tout puissant de la famille " Gualterio-Asdrubal" resté vivre en Espagne, ne tenait vraiment pas à nouer de relations avec la femme et les enfants de son frère. C'est-à-dire de mon père. Une fois, alors que j'avais 11 ou 12 ans, cet oncle mal léché est venu seul pour passer ses vacances avec nous. Afin de s'éloigner un peu des dépressions à répétition de sa moitié, me semble-t-il. Mais je ne puis l'affirmer. Ce n'est qu'un vague relent de souvenir surgit de je ne sais où. En tout cas, ça s'était très mal passé avec ma mère et je ne l'ai plus jamais revu depuis.

Maintenant, un peu d'histoire :

Cyrano de Bergerac est la plus célèbre pièce de théâtre d'Edmond Rostand. Librement inspirée d'un personnage réel, Hercule Savinien Cyrano de Bergerac (1619-1655) et l'une des plus célèbres pièces du théâtre français.

* C'est l'un des personnages les plus connus de la ville de Bergerac. Il est certes évoqué et exploité par la commune, mais de façon très discutable. Aucune source historique, ni romanesque ne permettant de faire ce lien.

Cyrano, AVANT …

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Hercule Savinien Cyrano de Bergerac, né à Paris le 6 mars 1619, mort à Sannois (Val-d'Oise) le 28 juillet 1655, est un écrivain français. Poète et libre-penseur, contemporain de Boileau et Molière, il signe ses écrits de noms plus ou moins imaginaires qu’il rattache au sien. Cyrano n’est pas gascon : le Bergerac dont il prend le nom est une terre possédée par sa famille, dans la vallée de Chevreuse sur la commune de Saint-Forget (Yvelines). C’est de 1638 que daterait l’ajout de «de Bergerac», peut-être quand il rejoint les Cadets de Gascogne.

Cyrano d’après une gravure du XVIIe siècle.

* Au XIVe siècle Ramond de la Rivière se vit offrir par le duc d'Anjou le fief de Mauvières pour avoir repris la cité de Bergerac aux Anglais en 1377 ; il y adjoignit le nom de Bergerac et devint seigneur de Mauvières et Bergerac. En 1582, le domaine devint la propriété du grand-père du mousquetaire-écrivain Cyrano de Bergerac qui y passa une partie de sa jeunesse.

Cyrano, APRES …

Deux statues du personnage de fiction ont été érigées sur des places de Bergerac en Dordogne, même s'il n'existe aucune preuve d'un lien entre cette ville et le personnage.

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← La première. Taillée dans la pierre blanche, elle égaie la place de la Myrpe ...

 ... et à 2 pas de-ci ou de-là :

La seconde. Sculptée dans le bronze, elle irradie la place Pélissière. →

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Fierté du vieil "Office de Tourisme" du veux Bergerac qui, pour le prix d'une seule visite, peut présenter deux statues du célèbre personnage de fiction. Le nouvel "Office de Tourisme" du nouveau Bergerac ayant préféré ne pas s'encombrer de vieilleries et mettre tout son cœur dans la promotion de la "Maison des vins" … de Bergerac. Laquelle attire bien plus de touristes venus festoyer, que de photographes Japonais autour de Cyrano.

Cela mis à part, la ville qui a recueilli l'immigration de mes aïeux maternels s'est également mise en tête de ne pas me dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité et m'a laissé jurer comme un charretier sans compassion aucune.

Mais qu'importe. A l'époque, mon subconscient s'étais dit qu'un jour j'irai trouver Cyrano. Où qu'il se trouve et lui raccourcirai son nez. Comme pour Pinocchio. Même si pour ce faire je devrai, un peu plus tard, "accepter" de m'exiler à Paris et m'éloigner de mon projet de vengeance !

 

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De  Moreda à Bergerac.

«Moreda de Aller» : Petite localité espagnole située à 300 mètres d'altitude  dans les Asturies centrales et ville de naissance de ma mère.

Bergerac ! Encore une fois, pourquoi insister d'avantage sur cette ville ? Parce qu'en cet endroit j'y ai un peu plus de souvenirs et un peu plus d'exactitude dans les faits et dates qu'à Bordeaux. Ville qui est pourtant mon lieu de naissance.

"Bergerac" (ainsi orthographié selon les règles du patois de l'Académie Française) ou "Brageirac" (prononcé de la sorte dans la Langue Nationale Occitane), a été successivement mentionnée sous les formes suivantes :

"Brageyrack" (en l'An 1100), "Braiaracum" (en l'An 1116), "Brajeracum" (en l'An 1122), "Bragaac" (en l'An 1198), "Brageyriacum" (en l'An 1207), "Bragiaracum" (en l'An 1233), "Bragayriacum" (en l'An 1238), "Brageriacum" (en l'An 1254), "Brivairiacum" (en l'An 1254), "Berguerac" (en l'An 1379), "Braggeriacum" et "Bragerac" (en l'An 1388), "Bragueyrac" (en l'An 1455), "Brigrake" ou "Brygerake" (énoncé dans l'histoire du temps) ou encore "Brageyrac" (dans les chroniques médiévales de Froissart,[1337-1404).

J'y suis allé assez souvent, à Bergerac. Plus précisément à Monbazillac située à quelques 7 ou 8 km. Durant la saison des vacances familiales.

Hors ces périodes estivales le tonton Louis ainsi que le parrain Théophile, qui habitaient cette petite commune de la Dordogne, sont très souvent venus nous rendre visite dans notre puzzle résidentiel parisien. Mais je reviendrai là-dessus un peu plus tard.

Malgré tous ces imbroglios familiaux, j'aime cette ville. Encore plus à notre époque. Car elle a su conserver ses vieilles maisons, ses vieilles ruelles et les marier bellement avec le modernisme de l'aujourd'hui.

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Je disais donc que même durant ma toute petite enfance, j'ai bien dû aller quelques fois à Bergerac. Ne serait-ce que pour me faire visiter le portrait par ceux qui voulaient bien se soucier de moi.. Mais comme je ne devais avoir qu'entre 1 seconde et 26 278 heures d'existence, je n'en ai gardé aucun souvenir. J'y suis retourné plus tard, en tant qu'enfant n'ayant que le droit de la boucler. Mais là, j'en ai gardé quelques petits souvenirs et pas des meilleurs !

Mais mon histoire débutant dans les années 1949, je garde en ma mémoire "Bergerac" comme principal point de référence de mes toutes jeunes années. De toute façon, pourquoi pinailler puisqu'à présent nous allons nous rendre à Burdigala, ville fondée au IIIe siècle av. J.-C.

 

Juste pour info, voici le nom de quelques personnalités liées à la commune

- Samuel Pozzi (1846-1918), célèbre gynécologue et chirurgien, ce protestant est né à Bergerac, le centre hospitalier de la ville porte son nom.
- Paul Mounet (1847-1922), né Jean-Paul Sully, acteur ... frère de Jean Sully Mounet.
- Jean Sully Mounet dit Mounet-Sully, (1841-1916) acteur ... frère de Paul Mounet.
- Gaston Ouvrard (1890-1981), auteur, compositeur et interprète.
- Hélène Duc (1917), comédienne.
- Jean-Marie Rivière (1926-1996) personnalité du music-hall, né à Bergerac.

- Pascal Obispo (1965), auteur, compositeur et interprète (sosie de Michel Polnareff mais sans les cheveux).
- Alexandre Delpérier (1967), animateur de radio et de télévision sur M6 et RMC Info.
- Julien Ranouil alias Pakito (1981), DJ-Producteur

Ainsi que :

- Aurélie Vaneck (Ninon dans le feuilleton télévisé "Plus belle la vie") ...

... et sans oublier les fameux descendants des Gualterio-Asdrubal.

Avec en guest star : PtK !

Dans la célèbre saga familiale "Moins belle la vie".

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De Bergerac ... à Bordeaux.

Quoiqu'il en soit, ayant un orteil de plus à Bordeaux qu'à Bergerac grâce à la présence de son frère déjà en place, mon père pense pouvoir mieux se débrouiller dans le chef-lieu de la région Aquitaine, également Préfecture du département de la Gironde et comptant près de 280 000 habitants dans les années 1950. Plutôt qu'à Bergerac, petite commune d'à peine 23 622 habitants dans ces mêmes années. Mes parents s'installent donc momentanément rue Sainte-Catherine, à Bordèu (Bordeaux en gascon). Le temps pour mon père de trouver du boulot :

Livreur de charbon, dans un premier temps, puis cordonnier. Un métier qu'il continuera d'exercer toute sa vie. Pendant ce temps ma mère, placée par la sienne dans une famille Bordelaise comme employée de maison, se prépare à accoucher ... de moi.

Jusqu'à la fin du 20ème siècle, c'est à peu près tout ce que je pouvais dire au sujet du morceau de vie de mes parents lorsqu'ils qu'ils ont décidé de vivre l'un à côté de l'autre. Ainsi que sur quelques instants d'existence de mes ancêtres d'avant eux. Toutefois, malgré nombre de recherches infructueuses, il y a tout de même pas mal de choses que je connais un peu mieux … ??? … en ce début de 21ème siècle.

Ainsi, je peux dire maintenant que ma famille proche se compose d'au moins 5 membres environ.

Il y a mon père, ma mère, qui sont les deux piliers et dans la zone du no man's land, ma sœur, moi et ma sœur (pas la même, une autre. La cadette). Plus, ma …, mon … et mes … mes ... mes ... mais, mais, mais !

Je sais, c'est un peu juste comme description. Mais peut-être qu'au cours de cette épopée fantasmagorique, des souvenances vont venir faire un p'tit coucou à mon neurone archiviste.

 

PtK

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