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Le grand départ - (8ème ép.).

Hissez les voiles !

Nous sommes en 1952 et j'ai 3 ans.

Bonjour la capitale !

* Petit rappel pour situer nos existences, c'est-à-dire ma "famille" proche et moi-même, au cœur de l'histoire de cette époque :

En Espagne : «Generalísimo Francisco Franco, Caudillo de España por la Gracia de Dios»). Donc, avec le titre de Caudillo, le général Francisco Paulino Hermenegildo Teódulo Franco y Bahamonde (plus sobrement appelé Franco) dirige un régime politique autoritaire et dictatorial (État franquiste) depuis 13 ans déjà et s'entêtera jusqu'en 1973. L'année de mes 26 ans.

En France : Nous sommes sous la quatrième république. Lorsque j'arrive à Paris, j'inaugure en quelque sorte cette nouvelle République, en vigueur en France du 27 octobre 1946 au 4 octobre 1958.

Tout comme moi ou presque, c'est Vincent Auriol qui lui aussi inaugure cette République "4ème du nom". Mais pas en tant que citoyen lambda. En tant que tout premier Président de celle-ci. Avant de céder sa place à René Coty. Viendra ensuite la cinquième République avec Charles de Gaulle, puis Georges Pompidou, puis Valéry Giscard d'Estaing, puis François Mitterrand, puis Jacques Chirac, puis Nicolas Sarkozy, puis François Hollande, puis Mariano Rajoy et son Parrti Populaire (PP) ... ah, non ! Pardon. Celui-ci ne s'occupe que de l'Espagne.

C'est-à-dire que ce fils unique de Jacques Antoine Auriol et d'Angélique Durand a été élu pilepoil 2 ans moins 3 jours avant ma naissance, à environ 499,86 km en ligne droite de mon lieu d'expulsion extra-utérine. A noter qu'il règnera encore 1 829 jours, très exactement, à moins de 7 minutes de ma nouvelle résidence parisienne. Mon petit castel situé à seulement 2,6 km en ligne droite de l'hôtel particulier devenu Palais de l'Elysée et construit par l'architecte Armand-Claude Mollet en 1720 pour Louis Henri de La Tour d'Auvergne, comte d'Évreux.

Si ça, ce n'est pas un signe, c'est que je ne comprends rien à la numérologie pas plus qu'au destin.

La "toute" petite bourgeoisie ouvrière.

Puisque nous sommes dans les retours historiques, parlons de Madame la Présidente de la République bananière des Gualterio-Asdrubal. Celle qui nous a permis de pouvoir loger dans la Capitale. Grâce à ses relations ... d'il y avait plus ou moins une douzaine d'années à l'époque du déménagement. Alors comment ma mère s'y est-elle prise ? C'est un mystère à rajouter aux paquets d'autres qui sont restés sans réponse et ceci, à jamais ! Tout ce que je sais, c'est que la source de cette intrigue se trouve à Mussidan.

écriture,journal intime,humeur,humour,fantaisieBergerac (ville de sédentarisation de mes proches ancêtres maternels), Bordeaux (ville de ma conception – Gestation – Extraction) et bientôt Paris (ville de mon insignifiance - Enfance – Adolescence).
Alors pourquoi vouloir m'étendre sur cette petite ville ? Sans doute parce que ma mère semble y avoir vécu un épisode important de sa jeunesse. Un évènement qu'elle a brièvement évoqué à un moment de nos lapidaires discussions familiales et qu'elle a très vite enfoui de nouveau dans ses trop grands secrets de famille personnels.

Alors autre question. Pourquoi ce secret à peine murmuré ?

 

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Petite archive secrète.

Comme je le disais précédemment à propos de mon père et du temps aléatoire dû au service National Espagnol, voilà pourquoi je pense que ma mère, elle, vivait en France depuis au moins les années 39/40. Car j'ai appris de sa bouche même (pour une fois) que durant l'occupation, elle et sa bicyclette portaient régulièrement du courrier aux résistants. Ce qui m'amène à cette conclusion. Née (probablement en août 1924, elle devait avoir dans les 15 ou 16 ans). Je dis probablement, car rien n'est moins sûr :

Extrait de ma publication au sujet de la
"Mise en place des personnages du théâtre de ma vie'.

... selon ses dires,

Vendredi 15 août 1924 : Mademoiselle Emilia Candela-Branco vient au monde.

[Si je précise "Selon ses dires", il faut savoir qu'après le décès de ma grand-mère maternelle toute la famille et je dis bien TOUTE la famille des Candela-Branco, a eu la surprise de constater que l'âge inscrit sur ses documents personnels était falsifié. Mais je m'expliquerai plus longuement par la suite. Pour l'instant, tenons-nous en à la date de naissance inscrite sur sa carte d'identité].

J'en ai donc déduit que ma mère se trouvait en France durant l'occupation. Cependant, juste quelques mots là-dessus et pas plus. Jamais. Elle s'est fendue de quelques syllabes afin d'expliquer pourquoi un certain monsieur "Pé ... r ... ni" qui, apparemment, semblait avoir eu quelques relations dans la capitale et qu'elle avait connu dans cette fameuse commune de Mussidan. Lequel, au nom de je ne sais quoi, lui avait trouvé un coquet p'tit logement à Paris. Pour y loger toute notre p'tite famille. Je devrai dire plutôt, "pour y fourrer notre famille". Car en fait de logement coquet, c'était plutôt une paire de placards faisant habituellement office de chambres de bonnes stagnant sous les mansardes d'un 6ème étage.  Des cases en béton assez gentillettes … pour y passer seulement quelques temps. Pas toute une vie !

Le problème était que mon père, désireux de travailler au plus vite, avait autre chose à penser qu'à la superficie d'un logement apte à accueillir un couple et deux enfants en bas âge. Pourtant, il semblerait qu'à Bordeaux nous jouissions d'un petit appartement en rez-de-chaussée. Mais qu'importait. On ne faisait pas fortune en province et les feux de la capitale attiraient ma mère. Tout comme la lumière, un papillon de nuit. Maintenant, direction la Capitale. Mais avant, un petit crochet sur les terres du secret maternel.

Petit détour par le 45° 02′ 09″ Nord-  0° 21′ 59″ Est.

Mussidanum, puis Mucidan, puis Mussidant et aujourd'hui Mussidan , est située à 77,59 kilomètres de Bordeaux et 22 460 mètres de Bergerac, le tout à vol d'oiseau. La commune est située dans le Périgord blanc, sur la rive gauche de l'Isle, à sa confluence avec la Crempse. Une petite rivière ne totalisant pas plus de 262 000 décimètres de long. Avec à peine plus de 3 000 "âmes qui vivent", c'est l'une des plus petites communes du département de la Dordogne.

(MUSSIDAN – Route de Bergerac)

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Démographie des lieux mis en cause :

Petite comparaison (D'après les chiffres de l'année 1954, les seuls que j'ai pu trouver), avec le nouveau lieu où nous allons habiter. Bien sûr qu'entre mon arrivée à Paris en 1952 et les chiffres de 1954 pour Mussidan ainsi que pour notre arrondissement d'adoption, il peut y avoir quelques petits écarts. Mais les superficies restent les mêmes.

* Ce n'est pas une comparaison se voulant scientifique, mais juste un petit topo pour se faire une idée entre le lieu du secret de ma mère et le lieu secrètement obtenu et investi grâce au lieu du secret de ma mère. Ça peut paraître compliqué pour beaucoup, mais sans doute pas autant que pour moi et pourtant, j'ai vécu en plein dedans. Voilà donc ce qu'il en ressort.

ANNÉE 1954.

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8ème arrondissement de Paris.

Superficie : 3,88 km². Soit 1 970 m sur 1 970 m.

Population : 80 827 habitants (Depuis, sa population a été divisée par 2 en 50 ans, presque par 3 en un siècle et comprend de nos jours plus ou moins 39 310 habitants).

Densité : 20 831 hab/km².

TOUJOURS EN L'AN 1954.

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Mussidan, en Dordogne.

Superficie : 3,85 km². Soit 1 962 m sur 1 962 m. C'est à dire

Population : 3 006 habitants.

Densité : 780 hab/km².

En gros, malgré ses 3 hectares de moins, Mussidan ne peut rivaliser en taille qu'avec UN seul des 20 arrondissements de Paris. Mais la petite commune abritait 77 821 habitants de moins. C'est dire qu'avec seulement 0,78 habitants au m² (même pas un en entier) comparé avec les 20,83 habitants au m² entassés dans le 8ème arrondissement Parisien, il n'était pas facile de passer inaperçu en tant que Mussidanaise, Mussidanais et pire, en tant qu'étranger à la commune. Alors que dans "notre" 8ème, il fallait grimper sur un réverbère pour se faire connaître. Mais de quelques passants quelque peu indifférents seulement. Ainsi que des hirondelles de l'époque.

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* Une Brigade cyclistes fut crée en 1901 et leur surnom "Hirondelles" leur fut donné parce que leur vélo portait ce nom, et leur pèlerine flottant au vent leur donnait une silhouette évoquant l'oiseau du même nom. En 1950 il y avait 2819 hirondelles à Paris et en Banlieue 2644. Puis avec l'arrivée des moyens mobiles 2 roues à moteur leur nombre à décliné jusqu'en 1983. Les hirondelles disparurent en 1984 (amicale-police-patrimoine.fr/Hirondelles.html).

Tout ça pour dire que ma mère a dû connaître pas mal de gens à Mussidan. Mais on n'a jamais eu de nouvelles d'eux, pas même de simples informations. Ni à Bergerac, ni à Bordeaux, ni à Paris ...ni même de cette personne qui nous a trouvé ce petit logement parisien et que l'on a jamais croisé. A part ma mère, bien entendu. Quand je disais que ça peut paraître compliqué pour beaucoup, voilà avec quoi je dois reconstruire mon passé.

 

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Paris nous voilà : le voyage.

Cap sur le 48° 51′ 24″ Nord 2° 21′ 07″ Est.

Pour rejoindre la capitale, c'était toute une histoire. Rien que pour économiser le prix du voyage, mon père n'aurait pas refusé d'y aller à pied. Mais trimballer ma mère, ma sœur, moi-même, les matelas, la vaisselle, l'armoire à linge et tout ce qui fait partie du confort quotidien de base, c'était plutôt osé. De plus, à pied, à cheval ou en voiture de poste, le trajet risquait de prendre quelques jours. Quand je pense à tous ces gamins de jadis qui étaient obligés de déménager et de faire avec ce qui était à leur disposition, je me dis que j'ai tout de même de la chance d'être né au milieu du 20ème siècle. J'aurai pu naître bien avant "naguère" et en plus, être également issu des mêmes parents glacials imposés par une nature qui ne semblait pas m'avoir à la bonne !

Au 18ème siècle, le système de transport rapide est assuré par les diligences qui atteignent à partir des années 1780 la moyenne d'un cheval au trot ... soit une allure de 10 à 11 km/h. Faisant ainsi diminuer le temps de transport pédestre par deux.

Ce qui était une belle performance. Car depuis le milieu du XVIIe siècle, les chaises à porteurs de location étaient le moyen de transport commun par excellence. Cependant, elles ne trottinaient qu'entre 3 et 5 km/h. Selon la forme physique des porteurs et le poids du passager. Le problème était qu'il fallait 2 paires de chaises pour une famille de 4, plus une remorque à porteurs pour trimbaler le matériel. Comme la location n'était pas donnée, les familles modestes ne pouvaient pas s'offrir ce moyen de transport révolutionnaire. C'est pourquoi les gens du peuple étaient fortement "attachés" à leur lopin de terre de naissance.

Toujours au 18ème siècle, apparait également la malle-poste. Laquelle atteint pratiquement le galop d'un cheval ... de 16 à 18 km/h au milieu du XIXe siècle et là, si le temps de transport par diligence s'est à son tour divisé par deux le transport pédestre, lui, s'est divisé par trois et parfois même jusqu'à six. Selon l'âge du "trottineur".

On dit que le temps c'est de l'argent, mais c'est à croire qu'à l'époque on ne s'en souciait guère. Voici quelques comparaisons :

Durée des trajets entre Paris et Toulouse évaluée en 1887 pour les six années :
1650 (milieu du XVIIème), 1782, 1814, 1834, 1854,1887 (données brutes).

Paris - Toulouse 

En 1650

330 heures

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13 jours et
18 heures

En 1782

198 heures

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8 jours et
6 heures

En 1814

104 heures

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4 jours et
8 heures

En 1834

70 heures

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2 jours et
22 heures

En 1854

31 heures 15 mn

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1 jour
7 heures
et 15 minutes

En 1887

15 heures 13 mn

-----

A peine plus
d'une demi-journée

Ça peut sembler un progrès énorme et pourtant. Entre 1650 et l'année 1887, il s'est écoulé une moyenne de 237 années. Ce qui au final, sur le temps de trajet, correspond à une diminution de ... de seulement 80 mn par an. Soit 6 mn et 38 secondes par mois ou 13 secondes par jours. Tandis qu'au 20ème siècle :

26 Octobre 1907 : Henri Farman bat le record de distance et de vitesse en parcourant 770 mètres en 52 secondes à bord de son avion, le "Voisin-Farman" : 53 km/h.

A peine 62 ans après,

1 Octobre 1969 : Le concorde 001, pour un rayon d'action de 6 800 à 7 500 km, franchit pour la première fois le mur du son : 1 224 km/h.

... et encore, je fais l'impasse sur le véhicule habité le plus rapide jamais construit par l'homme :

26 mai 1969 : Apollo 10, pour une distance de 384 400 km, une vitesse culminant à 39 897 km/h.

Sans oublier, en restant plus terre à terre :

24 août 2010 : A Bonneville Salt Flats aux USA, Roger Schroer a établit un record de vitesse terrestre concernant la vitesse la plus rapide atteinte au sol par tout véhicule sur roues avec sa "Venturi Buckeye Bullet (en électrique)" : 495,526 km/h.

N.B : Je n'ai pas trouvé d'équivalent pout le trajet de Bordeaux à Paris en parcourant le web. J'ai donc pris en compte ce qu'il se rapprochait le plus de notre trajet. Bien que la ville Rose soit prise en exemple à la place de la ville du vin rouge, on peut malgré tout se faire une idée assez précise. Puisqu'il y a seulement 211,88 km de distance entre Toulouse et Bordeaux en ligne droite et 245 km par la route. Ce qui, pour une personne lambda du gabarit d'Usain Bolt (l'homme qui court jusqu'à 44,72 Km/h), représente à peine plus de 5 heures de trajet. Comme on peut le constater, il n'y a vraiment pas de quoi fouetter un cheval Alors, on ne va pas chipoter. D'autre part,

* Il ya 588,80 km de distance entre Paris et Toulouse en ligne droite et 679 km par la route.

* Il ya 499,86 km de distance entre Paris et Bordeaux en ligne droite et 584 km par la route.

Ce qui non plus, ne fait pas beaucoup de différence. Surtout que l'on parle de distances parcourues en chevaux naturels nourris à l'avoine et non en chevaux-vapeur dopés au carburant issu de la distillation du pétrole.

 

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Puis le train est arrivé !

écriture,journal intime,humeur,humour,fantaisie... et heureusement, bien avant ma naissance. Ce qui a laissé du temps pour améliorer les performances du bestiau avant de m'embarquer. Pour rallier Paris, nous avons pris "l'Express-Régional" de l'époque : le T.M.V (Train àMoyenneVitesse). Lequel mettait entre quatre et cinq heures. Plus vite qu'une diligence, mais moins marrant pour un gosse qui avait l'interdiction de jouer à "Jesse James", pas plus qu'au "Général Custer". De toute façon il n'y avait pas de cow-boy, ni d'indien en France. Ni en 1952, ni avant et ni après.

L'évolution :

En 1853, lors de la mise en service complète de la ligne, il fallait au mieux onze heures pour relier Paris à Bordeaux.

En 1914, il ne faut plus que 7 h 03 par le meilleur rapide.

Le 13 décembre 1938, l'axe est entièrement électrifié par caténaire 1500 volts, avec la mise en service des locomotives 2D2 qui permettent de gagner une heure de temps de trajet avec une vitesse de pointe portée de 130 à 140 km/h. Trajet Paris – Bordeaux : 5 h 39 à une moyenne d'environ 102 km/h sur la longueur du trajet (Paris à Bordeaux - 579,3 km, via Poitiers et Angoulême).

Ainsi, durant les années 1950, la vitesse maximale autorisée passe de 120 à 130, puis rapidement à 140 km/h. Permettant d'améliorer sensiblement les temps de parcours.

En 1955, «le Drapeau», rapide exclusivement de première classe, met 5 h 15 pour relier Paris à Bordeaux à la vitesse commerciale de 112 km/h.

Durant la décennie suivante, la modernisation des équipements de traction est engagée. le BAL est généralisé et certains tronçons sont autorisés à la vitesse limite de 160 km/h.

* Le block automatique lumineux (BAL) est un système de signalisation ferroviaire automatique utilisé en France pour assurer l'espacement des trains circulant sur une même voie. Il fait appel à des signaux lumineux placés à l'entrée de chaque canton, et à des circuits de voie permettant d'en changer l'aspect en fonction de l'avancement des trains.

A partir de mai 1971 «l'Aquitaine», nouveau train de première classe circulant sous le label Trans-Europ-Express (TEE) et doté de voitures grand confort, circule à 200 km/h sur certains tronçons de la ligne, assurant la liaison Paris - Bordeaux exactement en quatre heures, à la vitesse moyenne de 144,8 km/h.

Durant les années 1980, la SNCF démocratise la circulation à 200 km/h avec la mise en service de trains accessibles aux deux classes.

En septembre 1990, les TGV en provenance de Paris-Montparnasse, sont autorisés à circuler à 220 km/h sur les tronçons les plus rectilignes. Le meilleur temps de parcours entre Paris et Bordeaux se réduit d'une heure, avec un trajet réalisé par les meilleurs trains en 2 h 58.

Mais aujourd'hui, la durée moyenne du trajet Bordeaux – Paris est de 3h21min ... selon les aveux de la SNCF et lorsque tout va bien !

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Avec toutes ces indications, je peux me risquer à estimer la durée du trajet à environ 5 heures. Pour les gosses d'aujourd'hui, le voyage peut sembler long. Surtout qu'avec l'éducation de l'époque, les moins de 4 dents de sagesse étaient obligés de rester assis sans presque bouger. Surtout, sans rien faire.

Car les consoles de jeux n'existaient pas encore. De toute façon, je doute que mes parents m'en eussent offert une. Alors qu'une bonne paire de baffes, suffisait à me faire tenir tranquille pendant au moins 31 minutes.

En tout cas, nous avons échappé à la vapeur de justesse. Finalement, ce fut une bonne idée, de s'installer sur la ligne Paris-Bordeaux … et de déménager au bout de cette même ligne !

écriture,journal intime,humeur,humour,fantaisieLA TRACTION ELECTRIQUE. - La traction électrique donne plus de confort et permet de plus grandes vitesses. Elle procure au chemin de fer plus de puissance et de souplesse d'exploitation. Mais, surtout, elle économise chaque année 2 millions ½ de tonnes d'un charbon de qualité indispensable à notre métallurgie et qu'il faudrait importer. Des locomotives de 5.000 ch. Remorquent, à 120 km/h., des trains de 15 voitures. Cette machine type CC (2 bogies de 3 essieux moteurs) détient le record du monde de vitesse sur plus de 500 kilomètres : Paris-Bordeaux à 131 km/h. de moyenne (Image issue d'un dossier de la Documentation Photographique de 1952 "les Chemins de fer Français").

 

PtK

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