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PÂQUES.

Amélie s'était levée avant d'être bien réveillée,

Puis elle s'était élancée à tâtons

En suivant les rires qui carillonnaient dans sa tête.

 

Non !

C'était plutôt dehors,

Quand les sonneurs du dimanche

Montaient et descendaient à toute volée,

Accrochés au long ruban de leur grelot gigantesque.

 

Amélie savait pourquoi c'était jour de fête.

Des mains austères aux doigts croisés par la réflexion

Le lui avait expliqué trop minutieusement.

Comme pour désenchanter l'instant de cet aujourd'hui,

Fourré de milliers d'œufs multicolores.

 

Pâques,

C'est la célébration …

C'est la résurrection … Notre Seigneur … crucifixion … etc.

Mais ce matin,

Tous ces mots ne voulaient plus résonner

Dans les yeux chocolatés d'Amélie.

 

Alors,

Elle s'était enfuie de sa chambre,

Hors de tous ces mots inquiétants

Et graves comme un jour sans cocotte en chocolat.

 

Pâques,

C'était tout ce qu'ils voulaient,

Mais c'était surtout la fête,

Celle où l'on s'amuse avec les parents complices

Et pour l'instant,

C'était sa fête à elle.

 

Alors,

Sans penser plus loin

Que le bout de son nez gourmand,

Elle était sortie.

 

Sans se débarbouiller,

Sans dire bonjour,

Sans déjeuner

Et surtout,

Sans oublier de rire aux éclats.

A en faire dresser tous les œufs bariolés,

Sur la tête du jardin piétiné avec malice.

 

 

PtK

 

Annexe.

Pâques (ou dimanche de Pâques) est une fête religieuse chrétienne qui commémore la résurrection de Jésus-Christ, le troisième jour après sa passion. C'est le jour le plus saint du calendrier chrétien. Il marque la fin du jeûne  du Carême.

- « Pâque », du latin populaire *pascua, altération (par influence de pascua « nourriture », du verbe pascere « paître ») du latin écclésiastique Pascha, emprunté au grec πάσχα páskha, lui-même emprunté à l'hébreu פסח Pessa'h « il passa [par dessus] » d'où « passage », est le nom de la fête juive qui commémore la sortie d'Égypte. D'après les Évangiles, c'est pendant cette fête juive qu'eut lieu la résurrection de Jésus ; c'est pourquoi le nom a été repris pour désigner la fête chrétienne.

- La formule « Pâque orthodoxe » est parfois utilisée pour désigner cette fête lorsqu'elle est célébrée par les Églises orthodoxes à une date qui diffère de la date occidentale. Mais cet usage est incorrect car le « s » de Pâques ne fait pas référence à une pluralité de dates. La langue française distingue en effet « la » Pâque originelle juive et la fête chrétienne de Pâques. La première commémore la sortie d'Égypte par un repas rituel qui s'appelle aussi « la Pâque ». La fête chrétienne est multiple. Elle commémore à la fois la sortie d'Égypte, l'institution eucharistique lors du repas de la Pâque, la crucifixion du Christ et son repos au tombeau le septième jour, sa résurrection, passage de la mort à la vie, et la nouvelle création inaugurée le huitième jour.

- Il existe également une Pâque quartodécimaine pratiquée par certaines Églises chrétiennes : certains groupes religieux comme la Conférence Générale de l’Église de Dieu (Septième jour) ou certains Baptistes du Septième Jour choisissent de pratiquer cette cérémonie en concordance avec la Pâque juive.

Historique de la détermination de la date de Pâques : Après le Ier concile de Nicée en 325, il fut décidé que le calcul de la date de Pâques se ferait selon une règle fixe. Ainsi, Pâques est célébrée le dimanche après le 14e jour du premier mois lunaire du printemps, donc le dimanche après la première pleine lune advenant pendant ou après l'équinoxe de printemps. Dans la pratique, il est plus simple de revenir aux origines : Pâques correspond au premier dimanche qui suit la première pleine lune de Printemps. En revanche, la date peut varier suivant la longitude de la ville où l'on effectue l'observation. Les catholiques choisissent Rome.

- Finalement, toutes les églises acceptèrent la méthode d'Alexandrie qui place l'équinoxe de printemps dans l'hémisphère Nord le 21 mars (alors que le vrai peut intervenir un ou deux jours avant ou après).

- Un problème, apparu plus tard, est la différence des pratiques entre les églises occidentales et les églises orthodoxes. Les premières adoptent le calendrier grégorien pour calculer la date de Pâques, alors que les dernières utilisent toujours le calendrier julien originel. Le Conseil œcuménique des Églises proposa une réforme de la méthode de détermination de la date de Pâques lors d'un sommet à Alep (Syrie), en 1997. Cette réforme aurait permis d'éliminer les différences de dates entre églises occidentales et orientales ; elle devait entrer en application en 2001, mais échoua.

- Le calcul de la date de Pâques est assez complexe ; il est connu sous le nom de comput. Il existe des tables traditionnelles, mais aussi des algorithmes plus mathématiques pour la retrouver. La première méthode développée par Carl Friedrich Gauss avait quelques erreurs : en 1954 (la formule donnait le 25 avril au lieu du 18 avril) et en 1981 (le 26 au lieu du 19 avril). De nombreux autres mathématiciens ont depuis développé d'autres formules.

Situations particulières : Les deux jours de Pâques (le dimanche et le lundi) sont reconnus comme jours fériés par la plupart des pays de tradition chrétienne, excepté aux États-Unis où Pâques est célébrée seulement le dimanche de Pâques ; en revanche, le vendredi saint y est férié. En France par exemple, le lundi de Pâques est férié depuis la loi du 8 mars 1886. Dans les départements français de l'Alsace, de la Guadeloupe, de la Guyane , de la Martinique, de la Moselle, le vendredi saint, qui précède le dimanche de Pâques, est également férié.

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