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░░░░░░░░PARTIE POÉSIE░░░░░░░░

  • L'inspiration.

    «Voilà le rôle de la poésie. Elle dévoile, dans toute la force du terme. Elle montre nues, sous une lumière qui secoue la torpeur, les choses surprenantes qui nous environnent et que nos sens enregistraient machinalement» (Jean Cocteau).

    4279344910.png

    Calliope,
    Muse de la Poésie épique et de l'Éloquence.

    Érato,
    Muse de la poésie lyrique et érotique.

    Polymnie,
    Muse de la Rhétorique.

    On prêtait à Polymnie, la faculté d'inspirer
    les aèdes et auteurs des poèmes et des récits
    .

    Chacun peut écrire des poèmes. Mais si la liberté de la poésie est censée pouvoir permettre de composer en des formes correspondant à ses inspirations personnelles, le tout est de bien s'informer sur les règles de base de la prosodie. Pour mieux écrire en donnant un rythme harmonieux aux mots, aux phrases, aux vers. Alors, il suffit de bien matérialiser son inspiration ... et d'oser !

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    «Je ne conçois pas de poésie sans un miracle d'humilité à la base» (René-Guy Cadou).

     

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    La plume entre les pensées.

     

    JE DOIS SAVOIR, pour devenir.

     

    Tous mes mots sont posés dans l'esprit des poètes,

    Vierges de prétention, mais jaloux du beau vers,

    De ce vers ciselé par le cœur d'autres têtes,

    Qui bat entre mes doigts sans châtier leurs travers.

     

    Ma raison ne veut pas imiter l'or du maître,

    Je veux juste effleurer son éclat de mes mains,

    Voir le vrai de moi-même exister et paraître,

    Habillé simplement de mes alexandrins.

     

    J'avais bien trop d'envie, pressant mon émotion

    A s'exprimer ainsi par le vocabulaire

    Et je veux maintenant délier mon ambition,

    Sans peur d'endommager la règle littéraire.

     

    Je veux jeter au loin la fausse modestie,

    Fixer mes vérités dans les publications,

    Pour mieux cicatriser les saignées de ma vie

    Et délivrer mes nuits de leurs inspirations.

     

    Je ferai de ces mots les tribuns de mes soirs,

    Avouant à ces mots les raisons de mon cœur,

    J'inscrirai tous ces mots dans l'ombre des couloirs,

    En gravant sur ces mots les noms de ma douleur.

     

    J'aimerai par des mots, libérer mes vouloirs,

    Un futur entravé par des rêves sans âme,

    Déverser mes questions dans le trou des parloirs

    Et noyer dans ces flots, un silence en réclame.

     

    Je voudrais dans les mots, recueillir les bons grains,

    Pour semer en ma glèbe où le blé n'est plus blond,

    Repétrir mon esprit pour mouler mes quatrains

    Et nourrir mes projets de cette inspiration.

     

    PtK

     

    Compositions.

    1751442482.pngVoici mes recueils. Pour sinuer au long des mes inspirations, avec les maux et les mots de mon âme ; ardente, chagrinée, courroucée, rageuse. Mes sentiments oscillent entre amour et colère. Pourtant, j'aime vouloir aimer … en ce monde brutal !

    Je pense que dans les cendres d'une vie, tout peut renaître de la poésie. Il faut simplement,

    Libérer son inspiration
    Et du bout de son doigt fébrile,
    Caresser la plume fertile,
    En écoutant ses émotions.

    Alors si l'envie vous prend par la main, venez donc vous balader au long des allées de mes jardins intérieurs. Mais avant,

    Qu'est-ce que la poésie ?

    «C'est un genre littéraire très ancien aux formes variées, écrites généralement en vers (il existe cependant des poèmes en prose), dans lequel l’importance dominante est accordée à la forme, c’est-à-dire au signifiant. La poésie est un art du langage qui fait une utilisation maximale des ressources de la langue. Elle reste cependant difficile à définir, et cette définition varie d'ailleurs au fil du temps, au point que chaque siècle peut lui trouver une fonction et une expression qui varie aussi d'auteur en auteur».

    Qu'est-ce que "ma" poésie ?

    Sans être un genre littéraire susceptible d'être reconnu en tant que tel, ma façon d'appréhender la prosodie n'en est pas moins une expression écrite, certes plutôt personnelle, mais également aux formes variées. Très variées même, comme on pourra le constater. Ce qui cadre bien avec la définition précisant que la poésie ne peut rigoureusement être caractérisée et que chaque époque en module ses bases selon l'air du temps.

    A propos de mes poèmes.

    Quelqu'un, dont je n'ai plus le nom et je m'en excuse, a écrit ceci sur le web :

    «Le "je" est parfois celui d'un autre. La poésie exacerbe la sensibilité et permet de s'approprier, le temps d'un écrit, le bonheur ou le malheur d'un autre. Même si la douleur ou la félicité n'est pas semblable dans le fait, mais une autre douleur distincte ou une autre joie personnelle différente que l'on a éprouvée et qui a produit les mêmes effets».

    Ainsi, dans nombre de mes écrits, difficile de savoir si je transcris ma propre histoire. Dans certains textes, j'y dépose parfois tous les ressentiments de mon âme et dans d'autres, toutes ces joies qui n'ont jamais dépassé mes rêves. Cependant, petit à petit, je pense qu'il sera possible de faire la part entre mon vécu, mes rancœurs, mes espoirs et autres sentiments qui bouillonnent en moi. Je tenais à préciser cela, car beaucoup ont commenté mes écrits soit en compatissant, soit en se réjouissant. Alors qu'il suffit de recevoir mes poèmes (... ou pas), selon un ressenti propre à chacun.

     

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    Au travers de la rime.

    801414882.pngJe suis un tout petit peu plus à l'aise pour écrire que pour conférer. L'un de mes désirs d'hier était d'afficher mes écrits pour tenter de monologuer le plus loin possible. Aujourd'hui c'est fait. J'ai sauté la barrière. De ce fait, j'aimerai permettre à mes sentiments de voyager au delà de mes seuls ressentiments bien trop casaniers. Mais ce n'est pas une fin en moi. J'ai tout d'abord le besoin de vagabonder, en ces rêves plus ou moins délicats que j'essaie de restituer dans la parole et l'écrit plus ou moins sensible. Je vais tenter de le faire encore, invité par l'esprit de ces personnes sachant décrire toute chose avec les émois du cœur. L'écriture est pour moi une nourriture essentielle, dont je ne puis me passer plus de quelques heures. J'écris énormément. Sans toutefois vouloir dire que j'écris bien. Je n'avais jamais proposé mes textes à une quelconque diffusion mais à présent, avec les moyens que proposent les plateformes de blogs, un doute se concrétise. Une incertitude s'est formée, qui me pousse à vouloir connaître la réelle portée de mes transcriptions vagabondes.

    Non ! Pas de muselière. L'écriture est là, pour prendre la parole ! Assez longtemps, je me suis résolu à versifier selon ... disons plutôt, en suivant à peu près les modèles des époques dites classiques. Je précise "à peu près", car je n'en suis pas toujours scrupuleusement les règles. Je construis mes vers autour de différentes structures poétiques étayant ces modèles littéraires, en y mêlant un rythme personnel et cela me convient. De cette manière, je sens pouvoir respecter mes pensées, alors rédigées en des couplets scandés selon les "accents" de mon caractère. Surtout, je compose à l'aide de vocables personnellement harmonisés et restitués dans un langage d'aujourd'hui. Du moins, c'est ce que je ressens. En parallèle, j'essaie également de composer en vers libres. Pour m'évader de temps à autre dans l'indépendance de mes émois, trop pressés de s'étendre sur le papier. C'est là, une écriture qui me séduit de plus en plus.

    Tout le monde a son propre besoin d'expression, qu'il doit matérialiser selon la réalité de ses sentiments. Quelque que soit le "langage" choisi, chaque expression correspond à un mot, une phrase. Elle se réincarne en une explication qui prend racine dans la pensée et déverse son ramage sous forme de parole, de sculpture, de peinture, de musique, de danse, d'écrit, etc. Par la représentation de tout ce qui est – art de l'expression et que chacun devrait savoir reconnaître en lui, tout individu pensant peut user d'un langage personnel et le modeler selon ses inspirations. Pour questionner une oreille ou répondre à un regard.

    L'un des moyens pour me transmettre et qui s'est uni avec mon désir intérieur, est le vers. C'est principalement à l'aide du poème, que je peux le plus fidèlement retranscrire les images de mes pensées. Mal ou bien, mais toujours dans une osmose qui respecte la sincérité de ma propre vision de l'extérieur. Le poème est une suite de chapitres très courts, mais dont chaque vers peut-être le concentré de toute une strophe. De plus, il s'étend sur un rythme musical permettant de trompeter les besoins d'attention, de tambouriner les sentiments de colère, de violoner les espoirs de tendresse. Dans mes écrits, toutes les provocations sont acérées avec intention pour mieux découper le silence. Pour présenter mes désirs et me faire inviter par le dialogue ! Car si les pensées légitiment l'existence par rapport aux autres, les communiquer permet d'exister dans sa raison.

     

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    Pourquoi écrire ?

     

    BESOIN DE NOUS.

     

    Mes projets arrêtés, dans ce temps qui m'échappe,

    Employé à ces jours ne servant qu'à sembler.

    Mes envies suspendues à ce doute qui frappe,

    Aux regards de vos cœurs pour enfin s'engager !

     

    Vouloir me dévoiler, surtout pour me savoir,

    Aujourd'hui ou jamais, sans passer par peut-être,

    Car je dois maintenant raisonner cet espoir,

    Qui fouille en mes pensées et veut me reconnaître.

     

    PtK

     

    Nous ... parmi nous.

    312784722.pngJe ne suis pas un littéraire de formation et longtemps, j'ai vécu replié à l'autre bout de moi-même. Pourtant, depuis quelques ans et après toutes ces premières années de refus à livrer mes différents sentiments, j'éprouve une envie étouffante de les faire connaître aujourd'hui. Afin de m'exprimer autrement que par des rejets silencieux. Même si pour cela, je dois m'exprimer avec brutalité. Je veux provoquer ! Moins pour incendier, que pour faire exploser des propos à partager et qui se meurent dans une industrie de l'expression, ne permettant que d'écouter dans un mutisme suggéré. On se doit de respecter toute forme d'expression et je déplore qu'entre autres, l'écriture soit bien plus commercialement disponible que populairement accessible. Je regrette que les arpèges de cette écriture soit trop souvent transmis par des images, certes fantastiques, mais n'exigeant que l'effort d'une simple ingestion spectatrice. Si le spectacle est l'agréable compagnon d'un moment, l'écrit peut devenir l'ami de toute une vie. Une empreinte psychologique, une référence que l'on garde près de soi et toujours prête à se ré ouvrir à chaque envie ; à chaque besoin propre. Heureusement, le progrès n'est pas seulement mercantile. Le blog est entré gratuitement dans les solitudes muettes. Il est venu tendre la main à tous ceux qui veulent bien la prendre. Avec cette possibilité de se faire savoir de plus en plus loin. De publier, pour pas très cher. Pour une contribution modeste, inférieure au coût de quelques apéritifs pris sur le coin d'un comptoir pour oublier de penser.

    La langue française est une source intarissable, de laquelle on peut se rapprocher à tout moment d'une vie. Elle permet de transcrire les sentiments de chacun. Une même phrase peut être perçue selon des tons opposés pour convenir à différents ressentiments. Elle peut être à la fois, question ou réponse. Elle peut être prévention à l'égard d'un enfant ou reproche envers l'adulte. Elle peut s'élargir et s'adapter dans son acception évolutive à souhait. Pour pénétrer des pensées différentes ou se concentrer sur un sentiment partagé et donner à réfléchir à un ensemble de lecteurs distincts. L'écriture peut être utilisée par tous, être lue en s'offrant dans la juste possibilité de chacun. Elle permet de faire valoir une identité personnelle, foulée par une commercialisation du virtuel standardisé qui en vient à robotiser les mœurs.

    L'écriture peut être mordante avec des mots acides, virulente avec des mots cinglants, rassurante avec des mots tolérants, interrogatrice avec des mots vrais. Avec des mots de tous les jours ! Le poème peut être réflexion, leçon, souvenir, projet, appel, proposition, reconnaissance, bonheur, apaisement, avertissement, colère, chagrin … mais à aucun moment, il ne devrait être simplement "intérieur".

     

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    Aux rimes du temps.

    2693032770.pngInspirations d'hier … d'aujourd'hui et de demain. Selon l'aveu des réfractaires, la poésie (l'ancienne, celle que l'on diffuse en désordre au long des premiers programmes scolaires) a pour certains un arrière-goût plutôt rébarbatif. Trop souvent présentée comme seule poésie reconnaissable elle semble, dans ce monde ayant quelque peu exclu le romantisme de ses comportements, avoir une allure dépassée, une harmonie monotone et se traîne dans des recoins mal éclairés. Malgré tout, il ne faut pas la renier. Car cette poésie scolastique qui nous est proposée, c'est à dire la classique, composée avec des vocables classiques et baignant dans une atmosphère classique, est réellement très belle. Une source de jouvence, pour ceux qui veulent plonger dans les eaux d'antan, une partie de leur mémoire fabriquée. Seulement, il faut convenir que pour le lecteur intéressé par le présent et l'avenir, elle ne reflète qu'une image trop décalée pour saisir l'âme de nos jours. Hors des refrains d'aujourd'hui, elle a le ton d'une expression qui doit de plus en plus s'obliger pour se faire entendre. A jamais accordée sur le "La" des maîtres anciens, elle peut malheureusement sembler bien figée dans un siècle qui lui est propre. Alors, ne pouvant se rajeunir sans se dénaturer pour évoluer au rythme des époques, elle doit s'offrir dans la mémoire du temps. Sans étouffer les inspirations plus modernes. Elle doit être retenue, simplement, merveilleusement, pour ce qu'elle a représenté au moment où elle a vu le jour. Mais elle doit laisser une plus grande place à une poésie formée avec des matériaux actuels. Une poésie du présent, qui aura plus de facilité à trouver son rang dans la compréhension du lecteur de son temps. Ceci, pour comprendre l'aujourd'hui et visionner le lendemain avec le même intérêt-passion que pour s'expliquer l'hier.

    La poésie de nos jours, écrite hors tuteur musical, reste le parent pauvre de l'expression sentimentale. Elle a du mal à se hisser vers le créneau d'une communication moderne. Pire, on remet en question l'écriture nouvelle. Laquelle est souvent présentée comme un événement à la limite d'un goût incertain, voire bizarre. Mais serait-ce vraiment sacrilège, que d'écrire comme nous parlons et surtout comme nous comprenons ? Serait ce de mauvais ton, que de traduire la pensée du présent dans un vocabulaire du présent ? Aujourd'hui, des mots nouveaux apparaissent. De nouveaux styles d'expression littéraire voient le jour avec la jeunesse d'aujourd'hui, tandis que des mots anciens s'effacent ou changent de signification.

    Malgré le vouloir des conservateurs acharnés d'une terminologie fortement ancrée dans le passé, le langage évolue. Il adopte, bon gré mal gré, une manière d'être. Différente selon l'époque dans laquelle il progresse. La compréhension, pour ne pas dire la tolérance, envers la poésie semble avoir été bloquée à un moment décidé. Celle-ci semble privée de liberté, pour ne pas perturber une habitude lyrique, qui ne demande qu'un effort de relecture perpétuelle. Alors, le poète de l'à présent, celui à l'étiquette de surréaliste, est gentiment mis de côté. En attendant. Pour être lu plus tard. Dans un temps prochain. Lequel à son tour, devra regarder en arrière pour le reconnaître. Cependant, je suis sûr que l'on saurait aimer la poésie nouvelle. Comme l'ont aimée les poètes anciens, qui ont renouvelé la leur en bouleversant celle de leurs maîtres encore plus anciens. Par "nouvelle", j'entends la poésie de l'aujourd'hui et qui elle-même devra céder sa place à la poésie de demain ... et ainsi de suite. Toujours comprise dans les mœurs de son époque propre. Même stimulée par des références culturelles passées.

    La culture poétique, en général, contient bien évidemment tout ce qui s'est écrit auparavant. Néanmoins, il est important de porter un plus grand intérêt à la culture des jours que nous vivons. De même qu'à celle en train de naître. Celle qui va inévitablement éclore et vouloir s'imposer au milieu des nouveaux comportements à venir.

     

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    ... sur ma versification.

    2648982258.pngMes inspirations. Beaucoup de personnes sont positives, bien que réservées quant à la place pouvant être attribuée à un ouvrage poétique contemporain. Un ouvrage composé à l'aide de termes actuels et suggérant des images modernes. Car pour une majorité, la plus grande partie de leur soif de culture cherche trop souvent à ne se désaltérer qu'en des flots temporels déjà écoulés, perpétuant des œuvres passées et jugées incontournables. Pourtant, même s'il est indéniable que ces textes de l'époque où l'on savait "parler" d'amour soient définitivement empreints dans l'immortalité littéraire, d'autres grands poètes d'aujourd'hui laisseront également leur trace à jamais.

    N.B. : qu'il reste bien entendu, que je ne parle pas de moi.

    Bien des gens ne se croient capables que de pouvoir se laisser séduire par d'illustres écrits. Par des ouvrages reconnus par une majorité de connaisseurs, souvent mal connus ... eux ! En conséquence, peu de lecteurs dirigent leur choix vers les œuvres lyriques de leur "instant" de siècle. La plupart de ceux qui se sentent attirés par la poésie, lisent et relisent jusqu'à usure, des compositions d'auteurs anciens. Parfois de quelques "nouveaux" poètes non disparus s'exprimant dans un style personnel certes, mais avec une grammaticalité conforme au langage ayant déjà fait ses preuves dans le passé.

    Ce qu'il me semble constater (mais bien sûr, je n'ai pas "TOUT" lu), c'est que trop souvent on cherche à décrire l'aujourd'hui … à l'ancienne. Ce que j'essaie de ne pas faire, avec des vers dits "libres", pour exprimer les sentiments et ressentiments de "mes" moments présents. Sans toutefois me refuser de céder à la tentation de composer comme autrefois ou tout du moins, d'essayer !

    Car quelques soient les goûts de chacun, on ne peut nier que ces textes de l'époque passée sont et resteront une source lyrique éternelle. Une référence magnifique, même pour le regard d'aujourd'hui. Je ne veux pas impliquer d'autres auteurs cherchant comme moi à s'initier. Mais, personnellement, ce sont sans nul doute la beauté de ces vers anciens et les images qu'ils arrivent à transmettre avec des mots, qui m'ont poussé à "tenter" de composer.

     

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    ... sur mes desseins poétiques.

     

    EXISTER.

     

    Je suis allé

    Vers mon extrême,

    J'ai retrouvé

    L'autre moi-même.

     

    Le temps passe et je n'entends rien

    Dans ces ronflements métalliques,

    Ma vie casse et je ne suis rien

    Dans ces silences sans répliques.

     

    Je dois céder ma force pour le droit

    De travailler au son des solitudes.

    Dois-je expirer les éclats de ma voix

    Pour injurier l'esprit des habitudes ?

     

    L'écho de mes envies remet sa muselière,

    Battu par les galops de ce monde pressé

    Et le vrai de ma vie va user sa torchère

    Dans les couloirs obscurs de ce parloir fermé.

     

    PtK

    Mes inclinations.

    Quant à ces auteurs intimidés par l'écrit,
    Pourquoi refouler ces envies de versifier ?

    3661903906.pngJe me suis rendu compte au travers de bon nombre de blogs, que beaucoup de gens veulent concrétiser leurs pensées, leurs sentiments. Ce qui me semble bien naturel, si l'on veut bien comprendre par "expression concrète" : Réaliser, laisser une trace de ce que l'on désire exprimer. Pour faire savoir que l'on vit vraiment ou que l'on a réellement existé. Même à un cercle restreint de présences attentionnées. Cette traduction matérielle de la pensée peut se faire par le geste harmonieux, la parole artistique, le pinceau traducteur, le burin modeleur, l'écriture indélébile. Parmi les personnes désireuses de concrétiser leurs sentiments, il en est tant à vouloir le faire au travers de l'écrit et de manière poétique. Tant de volontés contenues, de solitaires, de frileux, croyant en l'écriture rimée comme moyen de se raconter, comme possibilité de questionner, d'inspirer un dialogue, mais s'y abandonnant toujours en secret. Comme si le fait de poétiser était devenu ridicule à notre époque. Mais quel est donc ce malaise qui bloque l'intuition et l'élan poétique ?

    Donc, tous ces gens qui veulent donner un relief cadencé à la sensibilité de leur propre expression, aspirent à diffuser leur besoin émotionnel au travers du poème. Mais souvent, sans vraiment chercher à savoir si la transcription de leurs sentiments est en osmose avec leurs pensées et surtout, bien compréhensible pour ceux qu'ils veulent atteindre. Sans chercher à, non pas éditer à tout prix, mais faire de leur poésie intérieure une réalité extérieure lisible et communicative. Ainsi, bien trop d'individus au cœur de poète et qui rechignent à se laisser qualifier de "fleur bleue", riment en cachette. Ils ne veulent pas enflammer dans le vrai de leurs possibilités, ce qu'ils s'obligent à croire être essentiellement un don de privilégié d'une autre époque et qui pourtant, est une aptitude accessible à une majorité d'entre nous. Celui qui a le sincère désir de poétiser peut y arriver, aidé par sa passion profonde. Ce qu'il faut simplement se dire, c'est qu'au bout de l'écrit, le talent faisant la différence est seulement important devant le tribunal de la publication commerciale. En soi, ce qui importe, est de savoir habiller ses stances avec une certaine grâce, avec des mots retenus en étroite relation avec son esprit. Mais trop de gens ne veulent pas convenir que s'exprimer en vers ou en une prose poétique, peut et doit s'apprendre pour en user avec le plus de fluidité possible. De même que l'on apprend à parler, à peindre, à sculpter, à danser ... et principalement, c'est l'habitude qui enseigne.

    C'est ce que je m'applique à faire en écrivant beaucoup. En essayant de trouver un endroit tolérant. Autres que certains forums littéraires, hébergeant une nuée d'anciens ne voulant pas comprendre celui qui vient pour être corrigé simplement, pour être épaulé. Pas lapidé. Comme le font joyeusement tous ces très vieux "blog'poètiseurs" incrustés dans leur suffisance et que l'on croirait toujours à l'affût, prêts à entonner l'hallali envers le nouveau venu dès sa première phrase publiée !

     

    PtK